Un papillon a caressé mon coeur

Il y avait désormais un avant et un après.
Avant, il y avait ces rires…Une fugue en rires. Celle d’Henri Salvador. Il m’arrivait avec les garçons de mettre ce morceau. Juste pour le plaisir. Il ne fallait pas attendre longtemps pour que les éclats de rire viennent briser la morosité du quotidien. Nous nous laissions prendre par ce fou rire communicatif qui désamorçait parfois colère et mauvaise humeur. Nous pleurions de rire.
Mais nos rires avaient volé en éclats. Fous, nous l’étions encore mais de chagrin. Les larmes, nous ne les partagions plus, pour mieux nous protéger.
L’après immédiat m’avait fait oublier ce morceau. Il fallait pleurer pour de vrai. Rire pour de faux n’était pas au programme, pas encore.

Extrait « Un papillon a caressé mon coeur »

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